Le Pape Léon XIV s'adresse aux Dialogues Borgo Laudato si’
Le Pape Léon XIV a accueilli les participants vendredi pour la première édition des Dialogues Borgo Laudato si’, qui ont eu lieu au Borgo Laudato si’ à Castel Gandolfo. Au cours de deux jours, ces individus ont discuté…

Le Pape Léon XIV a accueilli les participants vendredi pour la première édition des Dialogues Borgo Laudato si’, qui ont eu lieu au Borgo Laudato si’ à Castel Gandolfo. Au cours de deux jours, ces individus ont discuté de certains des défis pressants de l'humanité, y compris le rôle de l'intelligence artificielle dans la dignité humaine, le vieillissement en bonne santé, la diplomatie sportive et la durabilité environnementale.
Cette initiative s'aligne sur la mission globale du Borgo Laudato si’, qui a été établi dans les Villas Papales de Castel Gandolfo comme un centre pour l'écologie intégrale, inspiré par l'encyclique de 2015 du Pape François, Laudato si’. Les dialogues ont réuni des experts, des praticiens et des leaders de divers pays et domaines pour explorer comment un leadership éthique peut stimuler des transformations écologiques, sociales et économiques.
Dans ses remarques de clôture aux participants, le Pape Léon a caractérisé la réunion comme “le premier pas d'un processus visant à renouveler et à réimaginer le leadership moral dans un monde qui apparaît aujourd'hui fracturé et oublieux de ses racines historiques.” Il a souligné la nécessité de dialogue pour aborder les enjeux contemporains, déclarant, “Nous cherchons à identifier de nouveaux chemins pour le bien commun et pour promouvoir une vie digne pour tous.” Le Pape a réitéré son appel à engager “tous les hommes et toutes les femmes de notre temps, avec qui nous partageons les événements, les questions et les aspirations de l'humanité.”
Avertissant contre ce qu'il a décrit comme une “cécité spirituelle et culturelle” grandissante, le Pape Léon a mis en garde que la société risque de se déconnecter de sa mémoire historique. Il a critiqué un “pragmatisme faux” qui tente de couper les racines de l'histoire et a mis en garde que même les défenseurs des principes moraux pourraient tomber involontairement dans le “nihilisme historique”, ignorant le potentiel de répéter les tragédies du vingtième siècle.
Le Pape Léon a souligné que les dialogues étaient motivés par la vision de synodalité de l'Église, qui cherche à unir des perspectives diverses autour de préoccupations communes. Il a exprimé son appréciation pour l'engagement des participants à faire progresser le renouveau écologique, social et économique au milieu de leurs différents parcours et expertises.
Le Pape a examiné les dilemmes éthiques présentés par l'avancement technologique et le développement économique, présentant une dichotomie entre deux visions sociétales. Il a articulé que bien qu'il puisse y avoir une tentation d'imiter la “Tour de Babel”, qui symbolise l'idolâtrie du profit au dépens des vulnérables, les chrétiens doivent plutôt œuvrer à “la construction de la Nouvelle Jérusalem, la civilisation de l'amour.”
Cette civilisation, a-t-il expliqué, ne se construit pas sur de grands gestes mais plutôt à travers des actes quotidiens de fidélité et de soin. “La civilisation de l'amour ne surgira pas d'un geste unique ou spectaculaire, mais de la somme de petits et constants actes de fidélité qui servent de rempart contre la déshumanisation,” a-t-il déclaré.
De plus, le Pape Léon a souligné l'importance de tenir la réunion au milieu de la beauté naturelle des Jardins Pontificaux au Borgo Laudato si’. Il a noté que les participants pouvaient s'inspirer “de la beauté de la création - et du Créateur” tout en liant les expériences locales aux responsabilités mondiales plus larges. Dans sa conclusion, le Saint-Père a exprimé sa gratitude pour leur engagement et son espoir que le processus initié à Castel Gandolfo persisterait à travers de futures rencontres et initiatives.


